La Gazette endocrinienne

« La plus glande gazette française d’Amérique »

juin 2007

Troisième vague de chaleur

Jambes jambes jambes jambes malgré les flics
J’ai l’impudeur tatouée par les ministères
Et je n’aime que tes odeurs
De ruelles canines et amoureuses

Je veux ta langue rhizomique
Je suis facile mais pas simple
Je ne suis pas une moule mais une méduse
Cachée dans une montagne de sucre roux

Jus de pêche jus d’organes
Jus de poire tes seins comme des gifles
Je veux voir mon or liquide sombrer au vortex
Du lac de feu de ta bouche charcutière

C’est le grand soir
L’été est jaune dans mon coeur de fromage
Moulin à viande ce trottoir brûlant
De la vile ville des viragos vidangées

Goûte la goutte de l’outre de mes cils si lisses
Je suis la morue volante des secrétaires
Et je jouis en pleurant
Quand tombent les filles mortes

Les quatrains roses de l'utérus hurlant

Fillette rose
Ne crains point
Ton jet de lait gris
Ton détergent à dildo

L’odeur d’abjection morale
De l’ermite antifluoriste
est une fourmi pharmacologiste
une passoire ultrasonique

Cette vieille baratte sodomite
Et cet académicien fondu dans l’acide
Crient l’autopsie coquette
Vibrations boulimiques au téléphone

La blancheur cryptique des condoms
Bruit morveux du marin mordoré
La semence protoplasme du fjord
Émission nocturne

Harponnée sur une veine
Son sperme gicle sur mes seins
Chaud comme des petits coups de langue
Femme froide chique de boudoir

Voyez le sang du Christ
Noir et coagulé
Qui coule entre mes jambes
Sauce cireuse de mon sexe

Ma poésie projette à la ronde
Des lambeaux mous et cancéreux
Pus et flux menstruel
Horribles simulacres de la vie.

Nos héros canadiens-français en rut

Un peu d’histoire.

Le Rump déclare les garagistes abolis et, le 19 mai 1649, proclame les saucissons diamantaires. La Chambre des Lords étant supprimée, le Rump fond au soleilIL EXERCE SES GENCIVES sur des miroirs assurés par un conseil d’État de quarante membres élus par Étienne Brûlé corps exhumé fellation cadavérique. Ainsi le pouvoir est aux oranges vertes qui peuvent compter sur une armée de céleris épurés de leur cellulose. Confession hygiénique la pluie rouge sur mes cuisses scherzo ventriloque képi alpiniste gorge troublante qui lèche les coudes du panier arrière. Maman ! Ma poupée lèche la tribune des tribades ! Où est mon gigot ?

Queue de castor entre mes jambes — je jouis comme Madeleine de Verchères !

fig. 8

Le cockring d'Octave Crémazie

Le cockring d'Octave Crémazie