Le fondement du temps et du monde

Cher journal,

J’ai passé la journée à te dire merci mon néant
mon beau néant je t’aime
néant sublime tu es si vide et sans fond
et tu m’aspires joli néant de mon coeur
j’embrasse ta présence faite de rien
et d’absence de tout
tu es si vide et si ineffable néant chéri
que je ne te tiens pas dans mes bras
oh mon vide
tu n’es même pas une cavité ou un trou
tu es le néant entouré de rien
et je m’incline devant la puissance
de ta vacuité insoutenable
et je baise de ma langue bleue
ton vortex éternel

Fig. 60