La Gazette endocrinienne

« All the nounes that’s fit to print. »

septembre 2009

À faux riz stick ment

J’ai un Dhp. ès dyslexie.

Assise sur le bord de la route avec ma fille, je regarde passer les zombies dans leurs cercueils roulants métalliques.

La condition postmoderne : même notre dernière heure sera entrecoupée de quatorze minutes de publicité

Ma meilleure amie m’a fait promettre d’assister à ses funérailles. J’ai accepté, mais à condition qu’elle vienne aux miennes.

Malgré l’augmentation du coût de la vie, elle reste toujours aussi populaire.

Comme je vous l’ai dit plusieurs fois, je ne me répète jamais, alors tant pis si vous n’avez pas compris la première fois.

Et surtout, ne commencez jamais une phrase par une conjonction.

J’évite la plupart du temps de parler contre Dieu ; après tout, une idée n’est pas responsable de ceux qui croient en elle.

L’après-midi est le moment de la journée que je consacre à me désoler d’avoir perdu mon temps pendant la matinée.

La précision est le vice insupportable de ceux qui ont raison.

Absurdité : une idée ou une opinion radicalement contraire à la mienne.

Le philosophe qui se fait baptiser est celui qui échange la recherche de la vérité pour une fantaisie utile et fonctionnelle.

Un aphorisme astucieux ne prouve rien, mais ils reste moins assomant qu’un raisonnement juste et interminable.

La nature a horreur du vide ; il vaut pourtant mieux que bien des trucs que la nature offre pour le remplir.

Celui qui parle pendant son sommeil est un somniloque. Celui qui parle pendant le sommeil des autres est un professeur.

Le fanatique n’est pas celui qui ne change jamais d’idée, mais celui qui ne change jamais de sujet.

Quiconque veut mettre le doigt sur LE problème de la société finit toujours par le mettre dans son oeil.

Un jour sans soleil, c’est comme une nuit.

Idi-o-matic

Je suis une fille publique car je reçois en privé.
Je suis haute comme trois pommes mais j’arrive à appuyer sur le champignon.
Je me mets au vert quand je suis dans le rouge.
J’en ai plein le dos d’être sur les genoux.
J’ai le cœur à la bonne place, c’est-à-dire sur la main.
Je couperais bien les cheveux en quatre, mais j’ai un poil dans la main.
Je pends mes jambes à son cou chaque fois que nous faisons soixante-neuf.
Je ne peux pas le sentir car il m’a dans le nez.
Je lis une feuille de chou qui appartient à une grosse légume.
J’y suis allée pour des prunes ; je suis vraiment une bonne poire.
J’ai tant mangé de vache enragée que personne ne viendra m’enlever le pain de la bouche.
Je frise le code avec mes alibis tirés par les cheveux.
Je n’y vais pas de main morte quand je travaille d’arrache-pied.
Je n’ai pas froid aux yeux car ils ne sont pas en face des trous.
Je ne lui vais pas à la cheville et ça lui fait une belle jambe.
Je ne suis pas dans mon assiette mais je n’en fais pas tout un plat.
Je me mets sur mon trente-et-un tous les trente-six du mois.
Je mets des bâtons dans la cinquième roue du char.
Je mets les voiles pour jouer les filles de l’air.
Je suis leur tête de Turc car ils m’envoient me faire voir chez les Grecs.
J’ai beau brûler la chandelle par les deux bouts, je n’arrive pas à les joindre.
Je pêche en eau trouble quand je remue ciel et terre.
J’ai fait mon barreau derrière les barreaux.
Je lui fais porter le chapeau car je n’en fais qu’à ma tête.
Je suis toujours dans le pétrin car je suis une bonne pâte.
Je lui ai mis la puce à l’oreille en cherchant la petite bête.