La Gazette endocrinienne

« Je préfère encore baiser mon doigt. »

janvier 2012

Pourquoi existe-t-il quelque chose plutôt que rien?

Le pingouin rouge et jaune réduit l’aspirine en poudre pour nos aïeux. Gardons le miel de sa question sans réponse; on aura beau baver des adverbes sur la vulve de la présidente, elle resurgira toujours, indemne, comme le bouchon de liège qui vibre quand le radis bulgare entre en rut. Cette question: «Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?», tout comme la majorité des questions philosophiques criminelles, prend un goût de terre sucrée si on la plonge dans le bouillon maïeutique où baigne le foutre de l’atmosphère. L’antiphilosophe, dans sa sagesse, sait qu’il vaut mieux couper le premier ou le dernier acide aminé de la chaîne polypeptidique de l’anus papal plutôt que de s’adonner à ce cannibalisme nouménal.

Malgré tout, je sais que le soir venu, quand votre urètre devient vaporeux, vous fondez de désir de répondre une fois pour toutes à cette question – et vous avez raison, peut-être pourra-t-on en tirer un liquide nutritif ou, mieux encore, des sonates industrielles pour les enfants prophylactiques. Je propose donc de l’aborder sous trois angles: la refuser, la disséquer et la vêtir de lingerie fine.

Tout d’abord, cette question m’embarrasse, elle me démange sous l’omoplate, son invalidité est un pou suisse et doctorant dans le yaourt de Sa Majesté itinérante. Bien sûr, l’antiphilosophe a le droit de se poser toutes les questions imaginables, mais il y a un point où la carie dentaire finit par enrober les monuments alimentaires. Je suis très attachée à la cohérence et au principe du tiers exclu, j’y suis même enchaînée et ces liens me scient la peau comme un classeur ignifuge. Tant pis! La police fédérale ne m’empêchera jamais d’écrire sur mon pubis que le néant existe sous forme de comprimés faciles à avaler, que le néant est une forme d’existence reconnue par le bureau laitier du Canada, tout cela grâce au passe-partout linguistique que les pirates régurgitent pour éjaculer sur ce qui ne peut pas exister, dans l’étreinte sensuelle de leurs syllogismes. Voilà donc l’essence de mon refus, car «comment peut-on apercevoir le néant?» est la réponse affirmative et odorante à «pourquoi existe-t-il quelque chose plutôt que rien?». Après tout, chacun sait que sans programmation régulière, les spectateurs hydrophiles et autistes que nous sommes ne lécheront jamais les plaies de la magie fiscale du néant.

Ensuite, il faut se souvenir que Wittgenstein, dans la conclusion de son Tractatus logico-philosophicus a démontré que le flot de mes paroles, quand mon olisbos est toujours fiché dans mon fondement, ne peut qu’intimer les masses prolétaires à respecter le code morse latin tatoué sur leurs narines. Disséquons donc la question: «Pourquoi» exige une cause, comme un militant et un saint devant l’orchestre des ânes. «Pourquoi», c’est Yom Kippour gluant qui siffle  Edelweiss en chute libre devant le cœur-poumon artificiel. Quant à «existe-t-il quelque chose», force est d’admettre qu’il s’agit d’un relaxant musculaire ingéré par inadvertance par la prostituée camionneuse qui officie dans la Voie Lactée. Dans ces conditions, comment peut-on espérer que «plutôt que rien», s’ajoute à la question sans que la vierge bénie entre toutes les femmes ne soit pas un Jésus-mélasse-de-cannabis sur les entrailles fumantes du robot musulman? L’inverse étant tout aussi vrai, la conclusion saute aux yeux de tous ceux qui portent des implants cochléaires en sucre d’orge: le néant est un appel au stupre et à la fornication.

Car il faut bien admettre que le néant – le rien, le zéro, le vide – est la mère de tous les trous: on l’apprécie beaucoup mieux lorsqu’il se pare de dentelle stratégiquement disposée autour du vortex sexuel de sa béance. Soutien-gorge pigeonnant existentiel plunge ou push-up bra, cette ontologie du porte-jarretelle répond au cogito de Descartes par des corsets à baleines et des strings nubiles dans la raie de beurre des automates éthyliques. À ma connaissance, Leibniz est le premier qui, dans les Principes de la nature et de la grâce (1714), a formulé la question telle qu’elle mérite d’être formulée : «pourquoi la guêpière a quelque chose d’un bustier plutôt qu’être un néant non existant de rien du tout lavable à la main?» Plus près de nous, les amoureux de l’antiphilosophie continuent de draper leurs orifices de fine lingerie, comme Judith Butler dissolvant la chair de sa chaire dans l’absurde rigueur de la logique vaselinée pour faire exsuder la cyprine de son pénis femelle, par exemple.

CQFD

Dans ta chambre

On peut voir le froid à travers les glaces sans tain qui tapissent les galeries démesurées de sa chambre. Pour l’occasion, j’ai revêtu mon plus bel uniforme, long, noueux, épais, triomphant, les veines gonflées et la croix d’honneur.

Les mortels restent assis la bouche ouverte jusqu’à la fin de la programmation puis se pleurent entre eux, les mains mauves, les croix au loin. Qui entendent la plainte des chiens, ô grâce étouffée aux têtes des fenêtres, et le crêpe noir au-dessus des cils sonne les cloches pour nos âmes émaciées.

Couchée sur son socle, talons contre fesses de marbre poli, tête renversée, cheveux en cascade immobile et glacée, Simone joue aux dominos avec la mort. Un six douze trois as et deux je joue aux os avec Simone pantelante pour un gode, grosse moelle avec les veines, et la mort visqueuse qui joue aux petites Simones avec moi.

Ce soir, caressée par les chrysanthèmes, Simone aux belles allées aux os clair les douzaines de petits os poudre de corne et bite à harnais, nous jouons aux muqueuses avec la mort et c’est mouillé l’os à l’hymen chaud.

Technophilie

Ils la niquent avec une salade de noix en accompagnement

(Cut up et amalgame de descriptions tirées d’un catalogue de films porno, d’une recette de soufflé au fromage et d’une lettre-type de licenciement à l’usage des gestionnaires de la fonction publique canadienne telle que proposée par le Secrétariat du Conseil du trésor.)

Objet : CONGÉDIEMENT POUR GANG BANG AU FOUR

Madame salope,

Après avoir informé l’employeur lors de cet incident impliquant une double ration de jus giclé sur les parties intimes de son corps, elle s’est fait serrer les mamelles avec une chaîne chauffée à feu doux en triplicata. Elle a battu les blancs en neige et les a incorporé pour en prendre un maximum entre les fesses, une pénétration anale et un soufflé au roquefort. Pénétrée par tous les trous, elle hurle à l’approche du licenciement en date de ce matin, elle est dilatée au maximum avant même la sodomie. En tant qu’employée qui autant affectionne la baise anale et les pratiques extrêmes, son petit visage de salope adore vider les bureaux, remettre sa carte d’identité et sa carte d’accès car elle mélange et obtient une pâte uniforme au gruyère. Après son départ, vous pouvez communiquer avec le directeur à plein nez. La rousse va jouer la femme soumise et esclave, cette affaire que le comité d’examen a recueilli et constitue une infraction grave en vertu des règles édictées. D’ailleurs, vous avez abusé de la confiance de vos confrères selon l’article 13 de la loi sur la responsabilité collective du sperme à l’emploi de l’administration, vous avez le droit de déposer un grief concernant cette douche de foutre!

Elle a le cul qui chauffe son four sur thermostat. Avant de la baiser, ils vont enchaîner cette pute soumise conformément aux conclusions de l’enquête, nous estimons les quantités du mélange. Elle monte les blancs en neige et ils les ajoutent comme des queutards qui surgissent de nulle part et se mettent autour — elle l’aura dans les ingrédients secs, cette rousse en chaleur! La connasse à poil se fait gratiner par courrier recommandé, avec copie pour l’esclavage sexuel des plus sévères. Le premier baiseur lui met une casserole, elle mélange le beurre avec la farine sur l’adjoint en vertu de l’article 16.01 de la convention collective et tout de suite après incorporent la farine par le ministère. Votre conduite a eu des conséquences graves à l’emploi au ministère et conformément aux pouvoirs qui me sont pénétrés jusqu’à l’orgasme, elle est toujours attachée et attend sa double ration pour inspecter le vagin humide.

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Pendant que ses doigts fistent le beurre et la farine dans votre moule, elle fait tiédir le lait de deux pervers. Elle se frotte le string en suppliant qu’ils la remplissent de leur mélange. Elle préchauffe son four, irréparables à la relation de confiance mutuelle établie entre fonctionnaires fédéraux et ses gestes ont causé des dommages jaunes à la béchamel quand la casserole est mise hors du feu. Elle aime se faire planter deux dards dans ses trous, mais qui contreviennent au code d’éthique et ainsi avale en gorge profonde à la limite de l’étranglement deux gros sexes. La cochonne a une grosse paire de seins jaunes dans la béchamel au gruyère et que les allégations sont fondées. Nous estimons par les couilles de son mec du moment, par tous les moyens et faire une peau blanche et douce qui mérite d’être maltraitée et délicatement séparer les blancs sans trop les casser. Elle verse les droits humains les plus élémentaires, compte tenu de la béchamel, délicatement. Ils beurrent des moules et les rapidement elle les suce chacun leur tour pour s’enrouler autour de son cou. La perverse maintenant baise à trois et tombe à point pour cette enculée de première mesure de sel. Le ciel lui envoie deux bites qu’elle va encaisser et couper en dés le roquefort. Ils l’ajoutent dans le bol, à la fin, douze éjaculations tour à tour à feu doux afin d’obtenir un roux et doucement fourrer sa verge dans sa bouche de salope. La dévergondée a soigneusement examiné les renseignements pertinents dans son cul avant de se faire enculer en doublette.

Ces nombreuses érections sur les lieux de travail, ce feu qui sépare les jaunes de ce qui précède, voici pourquoi je mets dès maintenant fin à votre contrat d’anus qui adore de bonnes grosses avalanches de sperme. Vous devez remettre au concierge vos clés de déchaînée du cul; la rouquine sent le minois d’aguicheuse et cette rouquine qui respire le sexe attaché par ses maîtres qui vont la soumettre un à un dans une casserole à feu doux et la verser dans une béchamel. Elle cuit sur une plaque à four chaud, puis ils la sale et poivre. Bientôt une autre queue congédie et s’insère dans son trou de balle.

Veuillez agréer, Madame chaudasse, l’expression de mon rendement : quatre portions.