Texte sécrété par la thyroïde
de Mme Aa, L'Antiphilosophe
Un chien dans un jeu de quilles
Une carotte dans un vagin carnivore
Un scalpel dans l’oreille d’un sourd
Une princesse dans une enseigne électrique
Un robinet dans un nuage lourd
Une manivelle dans un fromage persillé
Un pois chiche dans un pot de vaseline
Une tartine dans des sables mouvants
Un curé dans une sécrétion nasale
Une litote dans un drapeau noir
Un vibromasseur dans une couverture électrique
Une fellation dans un garage ultra-moderne
Un bol de lait dans un train déraillé
Une cigarette dans un œsophage
Un livre pornographique dans un rêve absurde
Une envie de mort dans un rapport de police
Un sou noir dans un traversin diabolique
Une contravention dans une piscine hors-terre
Un missel dans un cirque bulgare
Une partition de violon dans une seringue hypodermique
Un kilo de caviar dans une pelle à fumier
Une fille de joie dans un autobus scolaire
Une poire à lavement dans un fonctionnaire municipal
Un cigare cubain dans une poutine extra-sauce
Une cerise confite dans un ami des bêtes


Insultes
vous pensiez qu’à étaler vos internes organes palpitants sur votre blog de dissection, vous auriez moins mal ? ils sont secs et noircis maintenant, et ça ne vaut même plus le coup de les remettre à leur place…
et puis rien n’est décidé par vous-même. comme je vous le disais, votre silence viendra lorsque vous allez vous tomber dessus, après avoir fait le tour de votre rage. d’ici là, vous pouvez ricaner autant que vous voulez, ça n’apaisera pas les angoisses…
soyez rassurée, vous ne m’êtes ni sympathique ni antipathique, bien au contraire. narcissiquement, je tente d’entrer en contact avec la partie de vous qui n’a jamais les couilles de soutenir votre regard lorsque vous vous mirez dans la glace. pour l’instant, ce n’est pas elle qui m’a répondu. la laisserez-vous?
ps. un site web faisant état de la grisaille de ma matière existe, mais ceci n’est pas une de vos séances de touche-pixels. je crois avoir atteint une zone assez sensible pour que, cette fois-ci, vos sécrétions habituelles soient, en ce qui me concerne, plutôt venimeuses.
Pas bête ce que vous racontez. Attendez une seconde que je vérifie dans ma culotte où sont mes couilles… vous avec raison, je n’en ai pas. Bravo, bien dit!