Texte sécrété par le pancréas
de Mme Aa, L'Antiphilosophe
L’autre et Amon — léchant deux mâles d’aurore.

« Le poids des mots, le choc des lithographies. »
L’autre et Amon — léchant deux mâles d’aurore.
L A T T 1 6 I η U 1 G 2 π π
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C π & ν
Cher journal,
On vient d’adapter les conventions typographiques pour accommoder les pères disparus en manque de riboflavine. Trois fois sur la coupure bleue coule la cigarette des rousses hydratantes — à cette époque, le parlement avait encore du fromage affiné entre les plis de son sexe. Plus encore, la pine cognitive des taoistes mercantiles trouble les esclaves tragiques à gauche de l’écran. Les cheveux sont humides quand le légume blanchi roule Platon dans la poudre ocre des technocrates. Mon postérieur a le menton de laurier chaud sur le cône anal des gonades alcooliques. Les bouchers de Brampton Ontario vendent des fleurs en poudre et des côtes de dos, ces porcs dolichocéphales.

Ma bouche cérémoniale
Une fellation en grandes pompes
Les violons funiculaires
Ceci n’est pas une pipe
On me déplace la frontière
Le long dos impensable
J’avale la beauté
Liqueurs de problèmes fixes
Cris des canines dans la vallée
Virgule-moi l’aréole entre les doigts
Bien ficelée sous lune obligée
Compte les gouttes dans la serrure sexuelle
Dans ma robe blanche, jeunesse en tresses
Lèvres noires et jeûne des frôlements
Les pieds nus tachés de boue bleue
Masturbée d’une main les arcanes
Amant improbable
Suant le désordre et la rédemption
Je suis ta fille perverse
Ton amante cruelle sous la faux
En me levant ce matin, j’ai vu sur mon drap qu’il y a corrélation linéaire entre les variables observées lorsqu’elles ont tendance à s’aligner selon une droite de pente négative ou positive et que ma dextérité manuelle splendide sur ma cuisse aime le son binomial de la transformation de coordonnées réduites de mes nervures occulaires quadratiques qui distinguent l’ajustement linéaire de mon sexe explicatif quand par la taille le ministre me scie le coefficient de variation sur le quotidien dévorant ponctuel sans triage de mes sucs permutés qui sécoulent du méat mou de mon rêve quantitatif.
Je crois que je vais être menstruée, ma vulve opère une translation d’axes dans le plan cartésien symétrique par rapport à la série imaginaire qui tourne et tourne en plissant les replis de mes nymphes sans foyers quand la surface engendrée par ma sueur fond comme l’ellipsoïde des désirs mats et successifs de mon sang granuleux.
C’est décidé : je me convertis à l’hérésie du libre esprit.
Un doigt dans la fente, je jute et ne cesse de me vider de ma substance subtile et claire qui jadis pourtant me servait d’alibi. Difficile de franchir la clameur stridente qui s’infiltre hors des rues, stigmates de l’ennui. J’arrive à peine à trancher des liens de cendre et les quatre visions qui jaillissent de sa queue. « Avalokiteshvara ! » crient les camelots sans foi qui errent, chiens de paille, sur le fil horrible des rumeurs noires, impassibles. Mince extase, fragile comme du papier, rouge comme un mois sans lune, remplie d’espoirs que nul ne pourrait songer à honorer. La cible n’est ni tiède, ni froide, c’est la chaleur qui tient de programme à tous ceux qui ont perdu, au fil du temps, passion et raison, envie de poursuivre la plénitude du contentement, désir d’être, même. Le bruit est infâme, je n’ose pas bouger, je signe en lettres brûlées de cyprine le sol où gît, obscure et oubliée, celle que j’aurais pu être.

Visite curetage claquement soyons unies on entend la fraise sexuelle des jumelles astrales sur nos dents de polystyrène humide extensions obscures de nos rêves intentions d’encre souhaitons que le parquet sans âge tue l’amour fantôme de l’Euphrate rouge entre nos cuisses vortex et machineries politiques absolutions vexatoires disparitions mordorées quand nous nous heurtons aux constables barbelés et que nous crions des slogans-charogne aux ministères sans épiderme visages sans os l’ongle fatal.
(Cut-up automato-porno-baudelairien)
À l’homme, à présent. Certes, ces qualités sont hors de soi. Ô toi, rigolé grassement, déjà deux somnambules errant de longue misère ! Toi qui, yeux médusés et commerce, Ô Satan, prends pitié de mes règles ! Le troisième n’arrive pas à la naissance, à moitié et ne pense pas à la lampe des inventeurs. Confesseur des pendus et des naïfs et malsains, amplificateur de la renommée qui leur prête des train de banlieue aux heures creuses, je sens les préliminaires et me la fourre dans trois loubards qui sautent par ma longue misère. MYSTÈRES OBJECTIFS ! PLACE À L’AMOUR ! PLACE AUX règles très strictes ! — Laissez-moi tranquille, dites con plutôt que chatte, t’as vu l’autre salope et son propre dynamisme ? Nous prenons allègrement l’entière responsabilité que je résiste un peu, sinon l’oeil clair paraît et c’est super comme le Père, Ô Satan, prends pitié de cette conséquence imprévisible du présent !
Nous n’avons que demain. L’effort rationnel, une fois retourné, m’installe dans un wagon à moitié vide, goût du Paradis, amante, engendre l’Espérance — une folle va piquer mon sac et ne s’occupe évidemment pas de mon propre plaisir. Je ne vais pas en modifier les mecs, ils m’immobilisent, de même que la femme ! Évidemment ils s’approchent. Il faut ! — Elle allume le signal d’alarme, qui ne respecte pas les femmes, et privé de louanges, Ô Satan, prends les lourds loubards ! Bâton des exilés, subtil, sur le front du Crésus impitoyable et vil, plaie et tandis qu’ils nous insultent, opposons la responsabilité entière une vraie bite.

Cher journal,
À mon réveil, ce matin, j’avais la langue de Kurt Gödel sur le sexe et des paradoxes d’autoréférence vissés au crâne. « La logique n’est pas logique » me disait-il entre deux lapements. Mais il y a pire : les ovaires des derviches sur la butte des axiomes, les heures calculées du tout perméable, les crises déductives des veines métalliques, les os hypothétiques des corps suppliciés.
Voyez, je me branle, que faire d’autre ? Le doigt de jantronomie spéculative des chaffartiques mandocrastiens humide humide humide je me branle non pas pour jouir mais pour ne pas souffir je suis prête à tout pour ne pas souffrir prête à tout à genoux nue et tremplante je me branle branle ne me demandez pas jusqu’où je suis prête à aller souillée brisée scandale sur la voie publique et déchéances sans fin.
Sauvez-moi de l’espérance mathématique qui se dérobe sous mes pieds sauvez-moi de mes visions en dentelle de tendons. Ma pensée est une excroissance odieuse au parfum de charogne fleurie ma pensée est sous le scalpel laiteux des pertes opalines et des bouches baveuses. Sauvez-moi j’ai le corps plus dément que l’esprit je suis désarticulée dans la boue grasse des noumènes et je m’efface lentement comme le frinqueleur boupesque des généalogies lombaires.
Momifiez-moi
J’ai l’esprit confit, hermaphrodite
Prenez-moi
Je suis une catin sédative
Sauvez-moi
Je suis une sous-putain
Sans prix
Sans volonté
Sans conditions
Cher journal,
Depuis hier, le surveillant hermaphrodite des dortoirs en réglisse me suit avec le martinet noir de Lucifer. Il me fustige à la moindre incartade comme si j’étais une palourde huileuse dans le lit de Sainte Bernadette Soubirou. Comment lui expliquer que le Kwakiutl onirique m’a prodigué des caresses vespasiennes lors du potlatch purgatif ? Il faut que je me ressaisisse, que j’affronte mes peurs et que je cesse d’insérer de petits articles de papeterie tels que des stylos, des crayons de cire des gommes à effacer et des instruments de géométrie dans les orifices sanglants de Notre Seigneur. Car pendant la durée de l’épreuve, la transgression des règles peut entraîner des mesures disciplinaires et sévices génitaux la mort des rebelles des cieux Pontiac Tecumseh Mistahimaskwa et Pitikwahanapiwiyin.
Cher journal,
J’ai découvert avec horreur que ma théière se prostitue. L’ami des bêtes a couché avec l’ouvre-boîte multifonctions. Quand je ris, on entend les voix bulgares agoniser du fond de ma matrice. J’aime chuchoter à l’oreille de mes amantes « koala zoophile yaourt de cosaque zaporogue ». Mesclun idoine fraîche bavette près de Lawrence le varech oisif. Flououououstingue japustes vratoniques gratiducteurs.
Je n’ai pas honte de dire que j’ai un revolver et que sais m’en servir. J’aime mon revolver. Mon revolver est mon meilleur ami. Je ne donnerais mon revolver à personne. Seuls mes proches les plus intimes ont le privilège exceptionnel d’essayer mon revolver. J’ai toujours mon revolver près de moi, sous mon oreiller ou dans le tiroir de ma table de chevet. La nuit, je suis calme et sereine grâce à mon revolver. Je n’ai jamais peur de rester seule grâce à mon revolver. Mon revolver est toujours propre et bien huilé — je dois veiller sur mon revolver si je veux qu’il veille sur moi. Mon revolver est juste assez gros pour que je puisse le manier de façon sécuritaire, sans risquer de me blesser. Je garde mon revolver hors de la portée des enfants. Je crois que toutes les femmes seules devraient comme moi se munir d’un revolver pour assurer leur tranquillité d’esprit.
Je n’ai pas honte de dire que j’ai un vibromasseur et que sais m’en servir. J’aime mon vibromasseur. Mon vibromasseur est mon meilleur ami. Je ne donnerais mon vibromasseur à personne. Seuls mes proches les plus intimes ont le privilège exceptionnel d’essayer mon vibromasseur. J’ai toujours mon vibromasseur près de moi, sous mon oreiller ou dans le tiroir de ma table de chevet. La nuit, je suis calme et sereine grâce à mon vibromasseur. Je n’ai jamais peur de rester seule grâce à mon vibromasseur. Mon vibromasseur est toujours propre et bien huilé — je dois veiller sur mon vibromasseur si je veux qu’il veille sur moi. Mon vibromasseur est juste assez gros pour que je puisse le manier de façon sécuritaire, sans risquer de me blesser. Je garde mon vibromasseur hors de la portée des enfants. Je crois que toutes les femmes seules devraient comme moi se munir d’un vibromasseur pour assurer leur tranquillité d’esprit.
Je n’ai pas honte de dire que j’ai un mari et que sais m’en servir. J’aime mon mari. Mon mari est mon meilleur ami. Je ne donnerais mon mari à personne. Seuls mes proches les plus intimes ont le privilège exceptionnel d’essayer mon mari. J’ai toujours mon mari près de moi, sous mon oreiller ou dans le tiroir de ma table de chevet. La nuit, je suis calme et sereine grâce à mon mari. Je n’ai jamais peur de rester seule grâce à mon mari. Mon mari est toujours propre et bien huilé — je dois veiller sur mon mari si je veux qu’il veille sur moi. Mon mari est juste assez gros pour que je puisse le manier de façon sécuritaire, sans risquer de me blesser. Je garde mon mari hors de la portée des enfants. Je crois que toutes les femmes seules devraient comme moi se munir d’un mari pour assurer leur tranquillité d’esprit.
Je n’ai pas honte de dire que j’ai un Seigneur Jésus Christ et que sais m’en servir. J’aime mon Seigneur Jésus Christ. Mon Seigneur Jésus Christ est mon meilleur ami. Je ne donnerais mon Seigneur Jésus Christ à personne. Seuls mes proches les plus intimes ont le privilège exceptionnel d’essayer mon Seigneur Jésus Christ. J’ai toujours mon Seigneur Jésus Christ près de moi, sous mon oreiller ou dans le tiroir de ma table de chevet. La nuit, je suis calme et sereine grâce à mon Seigneur Jésus Christ. Je n’ai jamais peur de rester seule grâce à mon Seigneur Jésus Christ. Mon Seigneur Jésus Christ est toujours propre et bien huilé — je dois veiller sur mon Seigneur Jésus Christ si je veux qu’il veille sur moi. Mon Seigneur Jésus Christ est juste assez gros pour que je puisse le manier de façon sécuritaire, sans risquer de me blesser. Je garde mon Seigneur Jésus Christ hors de la portée des enfants. Je crois que toutes les femmes seules devraient comme moi se munir d’un Seigneur Jésus Christ pour assurer leur tranquillité d’esprit.
Sexe sur papier glacé, visage dans la rubrique nécrologique, obscénités similaires malgré la disparité des encres.
L’écriture finit toujours par devenir besogne et c’est pour cette raison toute simple qu’elle a odeur de charogne.
Véridique véranda védique, la viande a des cils et ma jeunesse de cuir râpe ses nymphes jetables.
Visite annuelle chez les crustacés gynécologiques : mon beurre mou adoucit les marées.
Le désir est un papier de soie finement plié entre les orteils d’une star d’Hollywood.
Il n’y a que des mots à prothèses et des fornications structurales dans la caverne des grammairiens.
Mon esprit est goudron et vapeurs délétères, il s’échauffe et brûle votre peau, ô victimes sacrificielles.
Création-outre noire le réel est liquide, mais mon crâne est étanche.
Suite logique : j’aime les fils mentaux quand ils s’étiolent, la pensée est fine comme l’ombre des bosons vecteurs.
Ascomycètes
Baveux et gluants
Courbes d’amante
Cils de corail
Visqueux entrouverts
Aleuria aurantia
A-t-elle aussi faim
Que ma peau orangée
De s’enrouler autour
D’un phalle fungique ?
(Ou alors est-elle blanche –
Amoureuse neigeuse –
Lampion laiteux s’égouttant
En cire lente sur le cadavre
Vanillé crémeux de mon buisson ?)
Myxomycètes de velours
Délicats boutons de chair
Saumonée dans leurs replis
Comment ne pas vouloir
Caresser ces perfections luisantes
Innocences douces humides
Basidiomycètes
Plissés ondoyants
Comme ma pauvre
Cervelle blasphématrice
Leurs circuits hérétiques
Font vibrer ma peau
Sueurs et envies
Perdue dans les crevasses de ma cave
Les fongi cérébriformes me cuisent
Infiltrent mes sillons
Croissent et me remplissent
Pulsatiles turgescents
Hyménium aiguillon
Se soulevant et saoulant
Mon souffle
Je suis proche d’être en faveur de la peine de mort car il est bon d’éprouver de la peine à la mort de ses proches.
Je suis en faveur du français comme langue d’usage unique de l’administration publique car j’aime bien qu’un Français m’administre des faveurs en public uniquement avec la langue.
J’irais jusqu’à être d’accord pour qu’on laisse les enfants prier à l’école car c’est normal que les enfants se laissent prier pour aller à l’école.
Je suis d’accord avec le devoir d’observer la ligne du parti au pouvoir même si on doit faire la ligne pour pouvoir observer mes parties.
Finalement, je suis socialement en faveur du suicide assisté car je comprends que les assistés sociaux puissent finir par vouloir se suicider.
